Délaissés du Haut Débit

Quand un nuage passe

Depuis quelques jours, le monde et l'Europe en particulier est paralysée par le nuage du volcan islandais.
Plus d'avions dans le ciel européen, et à cause de la grève (justifiée) des cheminots peu ou pas de trains.
Alors nos ministres européens ne pouvant se déplacer (et par là même dépenser l'argent du contribuable), se sont réunis via une visioconférence.
Ou comment un nuage donne raison à ceux qui préconisent le haut-débit depuis très longtemps et aussi à ceux qui clament depuis des mois que la grande vitesse n'est pas une fin en soi !

Si nos ministres européens peuvent conclurent un accord d'importance via la visioconférence alors les élus de notre pays, les entreprises peuvent le faire aussi ! 
La seule à ne pas croire ou à émettre des doutes à cette évolution est paradoxalement notre secrétaire d'état NKM ! c'est un comble !
A quand le jour où nos responsables politiques cesseront de faire comme si notre pays était la terre où rien n'est possible ? Où chaque fois qu'une évolution intéressante et écologiquement  accessible sera freinée par des intérêts autres que socialement bienfaiteur !

article dans Réseau Télécom article-32

Mis à jour (Mardi, 20 Avril 2010 22:14)

 

Réunion à très bas débit à Bonnac la Côte

Compte rendu réunion haut-débit à Bonnac la Côte du 29 mars 2010

 

 

Le 29 mars 2010 nous étions conviés par Mr le Maire à une réunion publique concernant le déploiement du haut-débit sur la commune.

Étaient présentes une quarantaine de personnes.

Les intervenants :

Mr Brunaud -

article_search_globeMaire de Bonnac la Côte

Mr Gouacolou – Secrétaire général de la Mairie de Bonnac la Côte

Mr Yan PAMBOUTZOGLOU
article_search_globeDirecteur de Dorsal

Mr Chatou

article_search_globeSociété A2CNet


Après les remerciements pour nous être déplacés, la présentation des différents intervenants,  Mr Brunaud nous réitère sa volonté que la commune soit couverte en haut-débit.

 

Bien sur il souhaite que ce soit avec une solution pérenne. Sur quoi, toute l'assemblée est d'accord.

 

Là il demande à Mr  Pamboutzoglou de nous présenter sa solution de couverture.

Comme à son accoutumée, Mr Pamboutzoglou commence par un historique de Dorsal (de sa création à maintenant) ce  qui a eu pour effet d'endormir et de « perdre » les personnes qui sont néophytes en matière de technologie numérique. Bla bla bla ! Nous avons eu droit à ce même discourt au mois de juin 2009 lors de la réunion au Conseil Régional avec le Collectif des Délaissés du Haut-Débit, sauf que ce coup ci il s'est abstenu de nous annoncer que 100% du Limousin était couvert ! Quelle est cette manie de vouloir toujours se justifier ? Comme si la conscience de Dorsal et de ses gestionnaires en avait besoin ?!

Bref, personne n'a mis en cause le projet ni ses avancées positives !!!

Mis à jour (Dimanche, 04 Avril 2010 22:20)

 

Réunion à très bas débit sur Bonnac la Côte

ADSLBonnac

Lundi 29 mars à 18h 30, une réunion était organisée à la mairie de Bonnac la Côte pour les habitants désireux de pouvoir avoir accès au Haut débit.  En présence, la municipalité et le syndicat DORSAL chargé de la réalisation du programme régional vers le 100% accès haut débit.

Au bout de 2 heures d’explications, dans un langage technique d’initiés, pour justifier l’inaccès au Haut-débit, dans un brouhaha chaotique montant, les participants bonnaçois  apprenaient qu’ils étaient bien signalés en rouge sur une carte de Bonnac. Leurs inaptitudes culturelles confirmées et justifiant peut-être pourquoi nous étions toujours des délaissés du Haut Débit, les bonnacois quittaient les uns après les autres cette réunion avec l’impression amère d'être les ignares du Haut Débit, et de l’incapacité de ce syndicat DORSAL de tenir ses engagements de 100% d'accès dans le Limousin.

 

Mis à jour (Mercredi, 31 Mars 2010 15:56)

 

Couverture haut débit sur Bonnac la Côte

A la demande de la Municipalité de Bonnac la Côte, une campagne de test a été engagée par la société A2CNET. Une réunion publique est proposée le lundi 29 mars à 18h 30 à la mairie.

haut_debit

lire l'avis de Claude Brunaud maire de Bonnac la Côte ICI

Mis à jour (Mercredi, 24 Mars 2010 20:19)

 

Recensement des oubliés du Haut Débit


L’association des Délaissés du Haut Débit organise un recensement des Oubliés.

Vous êtes un de ces Oubliés limousins et ne vous êtes toujours pas fait recenser ?

Vous pouvez vous inscrire sur le lien suivant ICI

Vous pouvez aussi consulter les résultats du recensement par commune du Limousin ICI

tropvacheADSL


Mis à jour (Mercredi, 09 Décembre 2009 11:05)

 

Délaissés du Haut Débit

Les Délaissés du Haut Débit ont leur site ICI

Au nom de l'association "Air de nos campagnes" je souhaite longue vie "solidaire" à ce site.

Christian

 

lettre du Collectif Délaissés aux élus

Madame la Secrétaire d’Etat,

Nous déplorons de devoir ainsi prendre sur votre temps, mais nous sommes dans l’obligation de trouver rapidement une solution au problème qui nous préoccupe. En effet, nous avons constitué un Collectif des Délaissés du Haut Débit en Limousin afin d’interpeler nos élus sur la situation inquiétante de nos campagnes en matière d’accès aux moyens modernes de communication, situation dont pourra attester Madame le Préfet de Région (cf. également le site : http://www.limousin-wireless.net/).

En dernier recours, nous nous adressons à votre Secrétariat d’Etat, et plus largement à Matignon, en tant que :

· Ministère de tutelle de France Télécom ;

· initiateur des futurs Grands Travaux pour les deux ans à venir ;

· impliqué fortement dans les choix du futur emprunt national ;

· collaborateur direct du passage au tout numérique de la télévision nationale ;

· partie prenante dans la réduction sensible des déplacements locaux individuels, dans la suite du Grenelle de l’Environnement ;

· développement des infrastructures de communications et d’aménagement du territoire et donc du développement durable.

Quel est notre positionnement ?

Nous pensons qu’il est possible de développer très rapidement la pose et l’utilisation généralisée de la fibre optique à partir des réseaux aériens de France Télécom ou d'EDF. Le but est de raccorder l’ensemble des clients ruraux actuellement reliés au téléphone filaire à un réseau fibre optique à créer en aérien.

Cela permettrait :

· un raccordement à Internet de l’ensemble des agriculteurs, des habitants, des PME, mairies, collectivités, services publics installés en zone rurale ;

· la possibilité du télétravail (et donc une économie de CO² car moins de déplacements, ce qui s'inscrit totalement dans le Grenelle de l'environnement), de tous les habitants le souhaitant en zone rurale ;

· le maintien à domicile des personnes âgées grâce à la télésurveillance médicale ;

· la possibilité d’inscrire les zones rurales dans une démarche d’attractivité aussi bien pour les entreprises que pour la population ;

· la création de nouvelles activités sources d’emplois et de richesses, l’Internet haut et très haut débit constituant aujourd’hui, et a fortiori demain, un levier majeur pour notre économie.

Par ailleurs, lors du passage à la télévision et à la radiodiffusion numériques, le Limousin sera confronté à de très nombreuses difficultés par suite de la suppression des relais hertziens. Seule la fibre optique peut nous offrir l’accès à la télévision et la radio numériques.

Quel état des lieux en Limousin ?

Le Limousin a fait le choix de mettre en place une Délégation de Service Public (DSP), créant le Syndicat Mixte DORSAL pour le développement du réseau haut-débit. DORSAL a mandaté la société Axione pour la construction de ce réseau. Si la DSP a des points positifs (1200km de fibre optique, dégroupage de 102 NRA sur 355) le choix de 73 stations WIMAX dans une région vallonnée avec de nombreux bois et forêts, pour amener le haut-débit (2Mbps maxi) fut une erreur, cette technologie ne tolérant aucun obstacle entre l’émetteur et le récepteur. Beaucoup de Limousins se trouvent donc toujours en zones blanches, pas forcement éloignées des grandes agglomérations, avec pour seule solution le satellite (qui est plus que limité en données échangées) sans égalité tarifaire avec l'ADSL classique qui offre des possibilités autres (Téléphone, TV).

/…

Par ailleurs, la DSP s'est associée récemment à France Télécom pour relier en très haut-débit les lycées et universités de Limoges. C’est donc que l'association des deux organisations est de ce fait possible, ce qui permettrait le développement rapide de fibre optique sur le territoire Limousin.

Le fait de ne pas créer une autre installation du genre pylônes WIMAX permet, aussi, la poursuite des entretiens normaux : élagage, bon état des poteaux, décrochages des réseaux pour travaux particuliers et incidents divers. Ces problèmes de maintenance doivent être pris en compte en secteur rural, la qualité de nos lignes téléphoniques étant à ce point désastreuse que nous sommes régulièrement privés pendant plusieurs jours de l’usage possible du téléphone. Ceci n’est pas anecdotique lorsque l’on sait que certaines pharmacies ont décidé de ne plus assurer de service de garde, étant dans l’impossibilité de communiquer avec les services hospitaliers : c’est donc une question de vie… mais aussi de mort.

Nous défendons une certaine vision de l’avenir…

Nos réflexions et préconisations vont exactement dans le sens de vos directives, exposées dans le mensuel L’Ordinateur Individuel n°220-octobre 2009 : « Un réseau haut débit de qualité et le déploiement du très haut débit sur l’ensemble du territoire. ». France Télécom aurait en effet une gageure nationale importante à relever ce défi de Service Public. Ce programme de grands travaux, d’une durée assez relative, devrait permettre de maintenir les agents de F.T. sans chercher une mise en retraite anticipée peu conforme dans la situation économique actuelle. De fait il faudra poursuivre l’entretien des réseaux aériens existants : mission actuelle à conforter de toute urgence.

vision hélas hermétique à nos élus !

A titre anecdotique, le SIEPAL (dont le Président est le premier vice-président du Conseil Régional du Limousin) qui pilote le SCOT de l’agglomération de Limoges (49 communes-1230 km2-233000 habitants-63% de la Haute-Vienne) ne mentionne absolument pas dans sa publication de septembre 2009 les difficultés de communications en zone rurale. Celle-ci n’envisage que trois facteurs de croissance, hélas déjà dépassés depuis une bonne vingtaine d’années : routes et autoroutes, chemin de fer et aéroport de Limoges et bientôt de Brive-la-Gaillarde !!!

Les élus communaux sont débordés par les problèmes de communications en milieu rural. Selon eux, « il s’agit bien d’une compétence régionale ». Mais au vu du SCOT, on ne retrouve nullement cette préoccupation.

France Télécom ORANGE écrit depuis de nombreuses années que la couverture ADSL est accessible à 98,3% de la population. Vous savez bien que cette affirmation n’est qu’une approximation utopique. De plus, leur préoccupation n’est malheureusement pas tournée vers le maintien des réseaux aériens existants (coupure de téléphone et mauvais fonctionnement du bas débit très fréquent...) alors même qu’il s’agit pourtant d’une entreprise dont l’Etat est encore l’actionnaire majoritaire.

Quelle leçon avons-nous tiré de la tempête de 1999 ?

Dix années se sont écoulées, et depuis les marges juteuses de la téléphonie mobile ont fait oublier ses engagements à France Télécom : par le plus grand des hasards, le renouvellement et l’enfouissement du réseau « cuivre » est progressivement apparu comme « non prioritaire ». Par voie de conséquence, et afin qu’aucun de responsable ne puisse l’ignorer, nous affirmons ici que tous les réseaux Internet actuellement raccordés au réseau aérien cuivre, avec ou sans ADSL ainsi que tous ceux qui ne disposent encore que du réseau téléphonique fixe « vieux modèle », vont devoir faire face à des pannes considérables dans les années avenir. Pensez-vous que notre économie soit suffisamment florissante pour sacrifier encore des centaines d’activités et de zones de vie ? Etant donné le manquement complet de France Télécom à sa mission hégémonique d’entretien des lignes, l’absence d’investissements sérieux en la matière (le chatterton est chez nous un secret technique pour réparer les lignes !!), nous ne pouvons nous attendre qu’à une dégradation continue des services, et de tout ce qui s’ensuit : démocratie, économie, culture, social, éducation… la liste est sans fin !

L’Europe est visionnaire.

Si la Communauté Européenne a attiré l’attention de tous ces Etats membres sur la priorité à donner au déploiement du haut débit vers le très haut débit sur tous les territoires, sans aucune zone blanche, ce n’est nullement une fantaisie de technocrates urbains. Au plus haut niveau de nos instances de pensée, les experts sont unanimes : la grande révolution de ce début de siècle, celle qui fera la différence entre pays pauvres et pays équilibrés, n’est autre que l’Internet très haut débit et tout ce qu’il implique de nouvelles formes d’économies.

/…

Agir pendant qu’il en est encore temps.

L’avenir de la France ne pourra se faire sans celui de ses provinces. Et les campagnes n’ont pas d’autre recours que la fibre optique en aérien, moins coûteux que le réseau enfoui, et surtout permettant une consolidation des lignes électriques ou téléphoniques existantes. La fibre optique est sans risque pour la santé, sans danger pour l’environnement, c’est de plus la seule et unique solution pérenne aux potentialités illimitées. En revanche, les antennes Wimax sont ici et là démontées, faute d’efficacité et de fiabilité, sans parler des risques sanitaires liés aux ondes (les compagnies d’assurance refusent toujours de les couvrir).

Investir n’est pas gaspiller.

Quel est le prix à payer pour exister demain ? Peu importe les économies que l’on choisit de faire aujourd’hui, si les solutions proposées sont déjà caduques : l’argent consacré dans les installations Wimax et satellites est de l’argent gaspillé ! Investir, c’est s’assurer que le choix est le bon pour les décennies qui viennent. Le coût d’investissement des lignes fibre optique en aérien ne peut en aucun cas être considéré comme prohibitif, comparativement à l’ensemble des mesures qui doivent prises à la place : NRA à créer ou à renforcer, lignes téléphoniques à refaire, paraboles à payer pour tous les habitants ou presque des zones d’ombre (pour une technologie satellite qui n’a jamais été prévue pour l’Internet), relais complémentaires pour la TNT ou relais à entretenir, antennes Wimax non opérationnelles et non accessibles, à réparer qui plus est à chaque orage… et la liste est longue !

En conséquence, nous vous demandons, Madame la Secrétaire d’Etat, de prendre des mesures pour éviter une catastrophe que nous annonçons. Déjà, la colère monte dans nos campagnes, elle gronde de manière sourde et lancinante, ne pas l’entendre c’est ne pas anticiper l’avenir. Pour cela, nous vous demandons de bien vouloir nommer un interlocuteur avec lequel nous puissions prendre contact, afin de prendre en main notre avenir et soulever la chape de plomb qui condamne aujourd’hui près de la moitié de notre population.

Espérant ne pas être considérés comme des exilés des mégalopoles, mais comme les forces vives de nos campagnes, nous, citoyens et entreprises locales, vous prions d'agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, l'expression de nos sentiments respectueux.

Direction du Collectif des Délaissés du Haut Débit en Limousin

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NB : cette lettre ouverte est également adressée en copie à Monsieur le Président de la Région Limousin, Messieurs et Madame les Présidents des Conseils Généraux de Corrèze, Creuse et Haute-Vienne, Messieurs et Mesdames les Députés de nos circonscriptions, Messieurs les Sénateurs de la Région Limousin, Monsieur le Président de DORSAL, Messieurs et Mesdames les responsables locaux des partis politiques et associations citoyennes, Messieurs et Mesdames les Maires et Présidents de Communautés de Communes, ainsi qu’à un nombre conséquent de médias locaux et nationaux.

 

Haut Débit : réflexion pour une infrastructure performante

Les mêmes infrastructures partout pour les mêmes services partout !

23 11 2009

Dans le grand emprunt le numérique hérite d’une enveloppe conséquente de 4 milliards d’euros (dont 2 milliards pour les infrastructures). Cette nouvelle ne sera véritablement « bonne » que si elle lance une dynamique et si elle est suivie prochainement du vote d’une loi actant un cadre règlementaire pour le développement et le financement du très haut débit sur l’ensemble du territoire français .

Oui à la concurrence…sur les services !

La concurrence, la vraie, pas celle qui, par fusions successives, reconstitue des oligopoles, est celle qui profite au consommateur final .

Or, qu’attend le consommateur final ? La réponse est claire : un maximum de services, la possibilité de choisir entre les différents opérateurs et des prix attractifs sur tout le territoire. S’agissant d’un droit qui devrait être fondamental, le droit à l’information l’ égalité de traitement tant dans l’accès aux services que dans les prix doit être la règle.

Pour ce faire il faut un deux conditions:

- une « tuyauterie Internet »de très haut débit identique sur l’ensemble du territoire

- une égalité d’accès des opérateurs de services à cette « tuyauterie » pour qu’ils puissent proposer les mêmes services partout.

La véritable concurrence que doit encourager le législateur est donc bien une concurrence sur les services aux consommateurs finaux et non une concurrence sur les infrastructures !

Pour la couverture de la France en fibre optique,  l’emprunt ne suffira pas !

L’environnement n’a jamais été aussi favorable pour le très haut débit mais pour couvrir les zones rurales en fibre optique, seul support garantissant les mêmes services partout, le grand emprunt n’est évidemment pas la panacée ! Au regard des 30 à 40 milliards nécessaires la couverture de la France en fibre optique nécessitera à l’évidence d’autres sources de financement ! Pour ce qui concerne les zones rurales , non « rentables » à court terme pour les opérateurs mais « rentables » à long terme à la France et aux Français, de plus en plus nombreux « en mal de campagne », ces financements ne pourront être prévus que par la loi !

La loi principale « source » de financement !

Rien de sérieux ne se fera sans un VOTE du PARLEMENT. La généralisation de l’électricité n’a pu se faire que grâce à un vote du parlement instituant un fonds de péréquation financé par une taxe. Or aujourd’hui le mot « taxe » est devenu tabou ! N’empêche, lors du débat parlementaire du 30 novembre nos députés doivent avoir le courage de poser des « questions qui fâchent » du type : la concurrence sur les infrastructures, qui oblige chaque opérateur à investir et donc rogne leur marge, a-t-elle encore un sens ? Les bénéfices de France Télécom dont le principal actionnaire reste l’Etat, ne seraient-ils pas mieux utilisés dans l’investissement sur la fibre que dans des dividendes aux actionnaires ? Pourquoi l’idée de taxe est-elle « tabou » ? Pourquoi n’y a –t-il pas eu jusqu’ici une réflexion de fond sur ce que pourraient apporter les territoire ruraux à la France alors que l’économie de la connaissance est la seule dont la « matière première »(l’information) est potentiellement disponible n’importe où ? Pourquoi ne pas reconnaître un droit égalitaire à l’information pour chaque citoyen ? Pourquoi la place « numérique » de chaque citoyen ne serait-elle pas identique quelle que soit sa place physique sur le territoire ? etc…

La balle est dans le camp du parlement. En lançant les assises des territoires ruraux Michel Mercier a souhaité que remontent des propositions innovantes en particulier en matière de très haut débit..Si nos parlementaires ont le courage de voter la loi dont les territoires ruraux ont besoin alors, les propositions émises lors de ces assises auront quelque chance d’ « aller au bout ».

La nécessaire mobilisation des citoyens ruraux !

C’est vraiment le moment pour tous les ruraux, de nous mobiliser et d’encourager nos parlementaires à « monter au créneau » lors du débat sur la fracture numérique. La proposition de loi Pintat a en effet le mérite d’acter le principe d’un fonds national de péréquation mais elle a « oublié » de prévoir son financement….et comme ce FINANCEMENT dépend directement des réponses données aux « questions qui fâchent »il faut que les citoyens insistent auprès de leurs parlementaires pour que ces questions soient enfin posées ! Moyennant quoi on pourra alors dire que la loi, pour financer le « fibrage » du territoire français, pourra acter un COCKTAIL de MESURES dont les principaux ingrédients seraient : une taxe sur les opérateurs, une taxe sur les abonnements, le recours aux fonds européens et nationaux, le grand emprunt etc…FINANCER un FONDS  de  PEREQUATION , voilà le vrai problème d’actualité qu’il faut résoudre à l’occasion du débat parlementaire en cours !

Pierre Ygrié

22 nov 2009

 

Vidéo-conférence une solution écologique

Les écobilans de l'Empa pour des conférences «écologiques»

Dübendorf, St. Gallen und Thun, 05.09.2008 - Dans la vie professionnelle avec ses voyages d'affaire, ses congrès et ses réunions on oublie très vite que les déplacements ont des effets massifs sur l'environnement. Pour les entreprises conscientes des problèmes environnementaux, la question est de savoir s'il faut absolument toujours être présent physiquement ou si - comme le permettent les technologies modernes de l'information et de la communication - une participation virtuelle ferait aussi l'affaire. Et encore si avec celle-ci les rejets de gaz nuisibles dans l'atmosphère sont effectivement moindres car les ordinateurs, les serveurs et compagnie consomment eux aussi de l'énergie. Lors de la journée de l'informatique qui s'est déroulée au Technopark de Zurich le 29 août, on pouvait tester sur le stand de Microsoft quelles économies de CO2 permettent le remplacement d'une réunion «réelle» par une vidéoconférence. Avec des études d'écobilans et la banque de données «ecoinvent» les chercheurs de l'Empa évaluent où se situent les charges pour l'environnement.

La direction d'une entreprise internationale désire tenir une conférence de direction d'une heure à Zurich, un de ses membres devrait se déplacer depuis Londres. La direction se demande ce qui est le plus écologique - une téléconférence par Internet ou un déplacement effectif en voiture, en train ou en avion? Et la différence est-elle réellement importante ou négligeable? Telle est la situation hypothétique que le chercheur de l'Empa Roland Hischier du laboratoire «Technologie et société» a analysée à l'aide des données «ecoinvent», une banque de données scientifiques unique au monde pour l'établissement des écobilans à la création de laquelle les chercheurs de l'Empa ont participé et qui est gérée par de l'Empa. Microsoft avait fourni à Hischier une liste de tous les appareils nécessaires pour tenir une vidéoconférence - ordinateur portable, caméra vidéo, vidéoprojecteur, serveur, routeur et autres - avec toutes les données sur leur consommation de courant et autres données techniques telles que vitesse de transmission et puissance de refroidissement nécessaire. Avec ces données et celles de la banque de données «ecoinvent» sur les appareils électroniques et la production d'électricité ainsi que sur les différentes variantes de mode de transport, les chercheurs de l'Empa ont alors calculé les émissions de gaz à effet de serre sous forme d'équivalents de CO2.

Les avantages d'une rencontre virtuelle augmentent avec la distance de déplacement

Les résultats sont parlants: pour le déplacement réel, ce qui compte avant tout c'est la consommation d'énergie du moyen de déplacement, soit le train, la voiture ou l'avion; plus des 99.8% de la charge exercée sur l'environnement proviennent des moyens de transports - quel que soit le moyen utilisé. Toutefois une vidéoconférence via Internet elle aussi consomme de grosses quantités d'énergie; les serveurs, routeurs, ordinateurs portables et autres vidéoprojecteurs consomment du courant pour leur fonctionnement et certains aussi pour leur refroidissement. Ils sont ainsi responsables de près de 95% des émissions de gaz à effet de serre d'une vidéoconférence.

Toutefois ces différentes variantes diffèrent massivement entre elles pour ce qui est de la quantité des émissions de gaz à effet de serre. La réunion virtuelle, avec seulement 20 kilogrammes de CO2, est celle qui obtient le meilleur résultat; ses émissions sont presque totalement à mettre au compte de la transmission des données via Internet.

La variante de transport la plus favorable est le train - dans notre cas un train à haute vitesse passant par Paris - qui arrive à 108 kilogrammes, soit cinq fois plus. L'avion et la voiture avec 315, respectivement 373 kilogrammes d'équivalents de CO2, émettent entre 16 et 18 fois plus de gaz à effet de serre que la vidéoconférence.

De Londres à Zurich, le train de loin le moyen de transport le plus écologique est 5 fois moins avantageux que la vidéo-conférence.

L’avantage de la vidéo-conférence augmente en fonction de la distance et du nombre de participant.

Hischier a encore calculé l'influence de la distance de déplacement sur les résultats. Autrement dit jusqu'à quelle distance de déplacement un voyage «réel» est encore acceptable ou même meilleur qu'une réunion virtuelle? Ce chercheur de l'Empa est arrivé à un résultat étonnant: pour les distances inférieures à 200 kilomètres, il est plus écologique de faire voyager un seul participant par le train que d'organiser une vidéoconférence. «Ceci n'est toutefois valable que s'il ne s'agit que d'une seule personne. Si deux personnes doivent se déplacer, la distance maximale se réduit déjà 100 kilomètres. Et à partir de 10 voyageurs et plus - soit par exemple pour les conférences et les congrès - les réunions virtuelles deviennent plusieurs fois plus écologiques que les réunions réelles.

C'est aussi ce qu'avait révélé une étude plus ancienne dans laquelle Hischier et Lorenz Hilty, qui dirige le laboratoire Technolgie et Société de l'Empa, avaient calculé les effets sur l'environnement de l'«International Environmental Informatics Symposium» qu'ils avaient organisé à Zurich. Les conclusions de cette étude: plus des 96 pour-cent des charges exercées sur l'environnement étaient à mettre au compte des déplacements des quelques 300 participants à cette conférence. De plus il était particulièrement frappant qu'à eux seuls les six pour-cent des participants dont le déplacement dépassait en moyenne 8000 kilomètres étaient responsables de près des deux tiers de la charge totale sur l'environnement. A titre de comparaison: une conférence entièrement virtuelle aurait été 45 fois moins polluante ansi que l'ont montré les calculs des chercheurs de l'Empa.

R'09 comme «solution intermédiaire»: une congrès tenu parallèlement plusieurs lieux Comme les contacts personnels sont aussi un point important dans les congrès et les conférences et que ce sont surtout les vols intercontinentaux qui exercent une forte charge sur l'environnement, Hischier et Hilty ont calculé une troisième variante: un congrès tenu parallèlement en plusieurs lieux, dans cet exemple à Zurich, Dallas et Tokyo, qui permettrait de réduire de près de moitié les charges exercées sur l'environnement. C'est à cette «astuce» que recourra Hilty l'année prochaine pour l'organisation du «R'09 Twin World Congress on Resource Management and Technology for Material and Energy Efficiency» que l'Empa et l'Académie suisse des sciences techniques organiseront à nouvau à Davos - et qui se dérouera aussi pour la première fois parallèlement à Nagoya au Japon. Naturellement avec des retransmissions vidéo simultanées entre les deux lieux. «Comme petit projet accessoire, nous étudierons comment les participants se familiarisent avec ces technlogies de trnamsission et combien ce déroulement parallèle permet d'économiser de CO2» explique Hilty.

Renseignements:

Roland Hischier, Empa, Technologie et société, tél. +41 71 274 78 47, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Dr. Lorenz Hilty, Empa, Technologie et société, tél. +41 71 274 73 45, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Matthias Egli, Microsoft Suisse, solutions de communication, tél.. +41 78 844 60 55, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Editeur:

Empa -- Materials Science & Technology - Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche

Internet: http://www.empa.ch

 

les limousines en bas débit

limousine en bas debit

La Loi de Modernisation de l’Economie (LME) publiée cet été contient un article qui est passé un peu inaperçu dans le monde agricole :

“Les locaux à usage professionnel doivent être pourvus des lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique nécessaires à la desserte de chacun des logements ou locaux à usage professionnel par un réseau de communications électroniques à très haut débit en fibre optique ouvert au public.”

Ainsi les permis de construire de tous les bâtiments agricoles ne seront accordés à partir du 1er janvier 2011 que s’ils sont câblés en fibre optique permettant ainsi la connexion à un réseau à très haut débit.

Attention Très Haut Débit ne veut pas dire 512 K, comme dans le plan Besson. Le THD ce sont des débits supérieurs à 20 Méga (40, 60, 100 et plus).

Si parallèlement les “fréquences en or” libérées par l’arrêt de la télévision analogique sont utilisées par les opérateurs pour mettre en place le Très Haut débit mobile de 4ème génération, le monde agricole et rural ne devrait pas subir une nouvelle fracture numérique.

Les Délaissés s'activent dans le Limousin article ICI

 

Les délaissés s'activent à Haut Débit

Sachez que le collectif des délaissés continue à agir.
Suivez les commentaires qui sont nombreux,

intervenez sur http://www.limousin-wireless.net/?p=428#comments
c'est très important.

Donner votre avis sur l'article du popu : "Dorsal Assume" ... :
http://www.limousin-wireless.net/?p=463

Si vous le pouvez, relayez notre action autour de vous, faites signer notre pétition
http://zo87.info/,

faites connaître nos sites http://www.limousin-wireless.net/ .
Distribuez le Flyer joint, faites suivre ce mail.

Nous préparons une Newsletter humoristique, aidez nous si vous avez des idées.

Intervenez sur les blogs pour faire connaître notre cause.

Je suis intervenu ici : Jeune Garde

Si vous en connaissez d'autres qui parlent du sujet,

communiquez les nous et intervenez.

Merci à vous pour votre soutien et votre aide si vous pouvez.

Merci à notre site partenaire à connaître :

http://airdenoscampagnes.free.fr/

et son formidable dessinateur qui relaie aussi notre cause. Vous pouvez intervenir aussi sur ce blog.

Sachez aussi que nous avons contactés tous les partis politiques de la région auxquels nous voulions expliquer les problèmes que nous rencontrons partout dans le Limousin. Seul 3 ont répondus et étaient présents à notre réunion du 2 octobre. La majorité actuelle non représentée PS-PC considère que tout est réglé, l'UMP était représenté pour la forme et seul le Modem et Europe Ecologie veulent agir.

A titre personnel, je pense que seul Europe Ecologie prend la mesure du besoin des zones rurales et à conscience de l'intérêt du haut et très haut débit pour limiter les déplacements et envisage l'aménagement du territoire autrement que par la route, la LGV et l'avion comme seule priorité complètement anachronique à l'heure du réchauffement climatique.

Je vous fais aussi parvenir dans un autre mail les documents que nous avons présenté le 2 octobre. Sachez que nous préconisons le Wifi Ciblé de l'association Limousin Wireless pour résoudre notre problème rapidement et "pousser" la fibre optique dans un point de chaque commune au plus vite.

Bien amicalement

Benoit BRULIN pour le collectif
Conseiller municipal de Javerdat
Demandons le haut débit pour tous :
http://www.limousin-wireless.net/
http://airdenoscampagnes.free.fr/
http://zo87.info/

Mis à jour (Dimanche, 01 Novembre 2009 20:53)

 
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